COMMENT L'HTAP EST-ELLE DIAGNOSTIQUÉE ? (1)

Dans l’idéal, l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) doit être diagnostiquée le plus tôt possible afin que les patients puissent être pris en charge et traités. Cette prise en charge est assurée par un réseau de soins spécialisé organisé autour d’un centre national de référence et de plusieurs centres régionaux de compétences.

Les premiers symptômes de l’HTAP – tels qu’essoufflement, malaises et fatigue – sont souvent légers et communs à de nombreuses autres maladies. Par conséquent, le diagnostic peut être retardé de plusieurs mois, voire plusieurs années, en raison de la recherche en premier lieu d’autres causes possibles plus fréquentes, ce qui signifie que l’HTAP n’est bien souvent identifiée qu’à un stade relativement avancé et sévère.

Il est difficile de diagnostiquer l’HTAP en se fondant uniquement sur ses symptômes et il n’en existe aucun de spécifique. Le diagnostic repose généralement sur les antécédents médicaux et une série d’examens visant à mesurer la fonction cardiaque et pulmonaire ainsi qu’à exclure d’autres troubles de la santé. Ces examens incluent :

  • un électrocardiogramme (ECG) afin de mesurer l’activité électrique du cœur,
  • une échographie du cœur appelée échocardiographie Doppler,
  • un test de marche de six minutes qui permet d’évaluer la distance qu’une personne est capable de parcourir en six minutes, ou d’autres types de test d’endurance physique,
  • des examens de la fonction pulmonaire afin de déterminer si les voies aériennes sont plus étroites que la normale,
  • un CT scanner (scanner informatisé qui prend un cliché du corps) et/ou une scintigraphie afin de rechercher d’autres types de maladies pulmonaires,
  • un bilan biologique afin de définir l’étiologie de l’HTAP.

Si une HTAP est suspectée, le diagnostic doit être confirmé grâce à un examen qui porte le nom de cathétérisme cardiaque droit. Elle consiste à introduire un fin tube dans le cœur en vue d’une mesure directe de la pression dans le cœur et les poumons. Ce test nécessite une brève hospitalisation.

(1) Galié N et al. Guidelines for the diagnosis and treatment of pulmonary hypertension. The task force for the diagnosis and treatment of pulmonary hypertension of the European Society of Cardiology (ESC) and the European Respiratory Society (ERS), endorsed by the International Society of Heart and Lung Transplantation (ISHLT). Eur Heart J 2009;30:2493-537.